Côte d’Ivoire : Le projet WURI et la CMU renforcent l’identification inclusive avec l’appui du PNLVBG

L’accès à une identité légale est un droit fondamental inscrit dans l’objectif 16.9 des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies : « assurer à tous une identité légale, y compris grâce à l’enregistrement des naissances ». Pourtant, près d’un milliard de personnes dans le monde n’ont toujours pas de preuve d’identité officielle. En Côte d’Ivoire, la situation reste préoccupante : environ 60 % de la population n’est pas enregistrée, et seuls 55 % disposent d’un extrait de naissance tandis que 45 % possèdent un certificat de nationalité (PAD du projet WURI, 2018).

L’engagement de l’État ivoirien

Pour relever ce défi, le Gouvernement ivoirien a initié plusieurs réformes, dont le Projet d’Identification Unique pour l’Intégration Régionale et l’Inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI), soutenu par la Banque mondiale depuis 2018. Ce projet vise à doter chaque citoyen d’un identifiant unique et permanent, garantissant l’accès aux services de base.

Les comités locaux au cœur de la mobilisation

Pour réussir cette mission, 509 Comités Locaux Sous-préfectoraux CMU (COLOC-CMU) ont été créés afin d’impliquer les communautés, notamment en zones rurales. Ces comités ont fortement contribué à la réussite de la phase 1, en dépit de défis tels que :

  • le paiement irrégulier des primes des membres,
  • les retards dans la transmission des données,
  • et le manque de formation sur la gestion des plaintes, en particulier celles liées aux Exploitations et Abus Sexuels / Harcèlements Sexuels (EAS/HS).

Le rôle clé du PNLVBG

C’est précisément sur cet aspect que le Programme National de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (PNLVBG) intervient de manière décisive. Durant les formations prévues dans la phase 2, les spécialistes du PNLVBG assureront :

  • la sensibilisation des secrétaires COLOC-CMU sur les violences basées sur le genre,
  • la formation aux procédures de gestion des cas d’EAS/HS,
  • et l’orientation vers les structures compétentes pour la prise en charge des survivantes et survivants.

L’intégration du PNLVBG dans le dispositif de formation garantit que les plaintes sensibles soient traitées avec professionnalisme, confidentialité et respect des droits humains, renforçant ainsi la confiance des populations envers le système.

@Sce Com pnlvbg

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