Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (PNLVBG), la localité de Doropo, dans la région du Bounkani, a franchi une étape majeure avec l’installation officielle d’un comité communautaire d’alerte précoce contre les VBG.
Cette initiative vise à répondre à la recrudescence des cas de violences physiques, psychologiques, sexuelles et économiques dans les zones rurales, souvent marquées par le silence social, le manque d’accès aux services spécialisés et une faible dénonciation des faits.
Une dynamique communautaire pour prévenir et agir
La mise en place du comité d’alerte à Doropo s’est déroulée avec l’appui de l’ARSIP, de l’UNFPA, des services sociaux, des directions régionales du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE), et de la société civile locale.
La cérémonie a rassemblé les autorités administratives, les chefs traditionnels, les femmes leaders, les jeunes et les associations communautaires, dans une ambiance marquée par la mobilisation collective et l’engagement public en faveur de la lutte contre les VBG.
Le comité est désormais opérationnel et dispose d’un kit de fonctionnement. Il aura pour mission de :
- sensibiliser les communautés sur les formes de VBG et leurs conséquences ;
- identifier et détecter les cas ;
- orienter les survivantes vers les structures de prise en charge existantes ;
- agir comme relais entre les populations et les services sociaux.
Une réponse adaptée aux réalités locales
La création de ce comité à Doropo s’inscrit dans un contexte régional tendu, caractérisé par une forte vulnérabilité socio-économique, un accès limité à la protection et à la justice, et la pression liée à l’accueil de populations déplacées en provenance des zones frontalières.
À travers ce dispositif de proximité, les populations de Doropo s’approprient les mécanismes de prévention, d’alerte et de protection, contribuant ainsi à bâtir un environnement plus sûr et plus respectueux des droits humains.

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