Dans le cadre du renforcement des actions nationales de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes, le Programme National de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (PNLVBG) a tenu une séance de travail avec la Com Feministes CI engagées dans la lutte contre les féminicides. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique du projet Justice pour les Survivantes (J4S), à travers sa composante Recherche, portée par le collectif Comféministes.
Produire des connaissances au service de l’action publique
Cette réunion de cadrage scientifique avait pour objectif de présenter les orientations méthodologiques proposées dans le cadre de la composante Recherche du projet J4S et de recueillir les observations du PNLVBG afin d’assurer leur cohérence avec les priorités nationales en matière de lutte contre les féminicides.
Les échanges ont permis de rappeler que la reconnaissance juridique du féminicide constitue aujourd’hui un enjeu stratégique pour le renforcement de la réponse institutionnelle aux violences basées sur le genre en Côte d’Ivoire. Si des progrès importants ont été réalisés en matière de prévention, de prise en charge et de protection des survivantes, les connaissances disponibles sur les féminicides demeurent encore insuffisamment consolidées.
Les participants ont notamment relevé que les données existantes restent dispersées entre plusieurs acteurs, que les mécanismes de qualification des cas diffèrent selon les institutions et que les parcours des victimes sont encore peu documentés. Cette situation rend difficile la production d’évidences scientifiques capables d’orienter efficacement les politiques publiques et de soutenir un plaidoyer fondé sur des données fiables.
Une recherche orientée vers les besoins institutionnels
Au cours des échanges, les responsables du projet ont précisé que l’ambition de cette composante Recherche n’est pas de réaliser une étude supplémentaire, mais de produire des connaissances directement exploitables pour améliorer les réponses institutionnelles et accompagner les efforts de reconnaissance juridique du féminicide.
À cet effet, le PNLVBG a été identifié comme un partenaire scientifique et institutionnel de premier plan, en raison de son mandat de coordination de la lutte contre les violences basées sur le genre, de son expertise technique et de son rôle dans l’animation du Cadre national de concertation et de réflexion sur les féminicides.
Les observations formulées par les représentants du Programme contribueront à renforcer la pertinence scientifique des activités prévues, tout en veillant à leur complémentarité avec les travaux déjà engagés au niveau national.
Une collaboration au service des survivantes
Cette rencontre illustre la volonté commune des institutions publiques et des organisations de la société civile de renforcer la production de données probantes afin d’améliorer la prévention des féminicides, la protection des femmes et des filles, ainsi que l’efficacité des mécanismes de réponse. À travers cette collaboration, le PNLVBG réaffirme son engagement à promouvoir une approche fondée sur les droits humains, les évidences scientifiques et la concertation multisectorielle, dans l’objectif de contribuer durablement à l’élimination des violences faites aux femmes en Côte d’Ivoire.






Soyez le premier à commenter