Dans le cadre du Projet de Renforcement des Capacités du Secteur de la Santé en prévention, soins et traitement liés au VIH/sida, le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (MSHP-CMU), en collaboration avec le Programme National de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (PNLVBG) du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE), et avec l’appui financier de CDC/PEPFAR, a initié une mission de supervision et de coaching post-formation des prestataires de santé.
Les Violences Basées sur le Genre (VBG) représentent une violation grave des droits humains et constituent un facteur aggravant de la vulnérabilité au VIH/sida. En 2024, 2 483 cas de VBG ont été notifiés au niveau national (Données DHIS-2). Parmi eux, plus de la moitié (1 368 cas) ont été recensés par seulement 50 structures sanitaires, dont très peu avaient bénéficié de sessions de renforcement de capacités.
Pour corriger cette disparité et garantir une meilleure prise en charge, le PNLVBG a joué un rôle moteur dans la planification et la coordination des actions. Grâce à son expertise, il a assuré la mise en cohérence des interventions, l’intégration de l’approche droits humains et la consolidation des acquis des formations déjà réalisées.
Au cœur de cette mission, le PNLVBG a assuré :
- La coordination nationale avec les programmes de santé et les acteurs de terrain, garantissant une approche multisectorielle de la lutte contre les VBG.
- L’appui technique aux équipes de supervision pour veiller à la conformité des pratiques aux normes et protocoles nationaux.
- Le suivi des engagements pris lors des formations précédentes et leur application dans les structures de santé.
- La mobilisation des plateformes locales VBG, permettant un meilleur relais communautaire et institutionnel.
En se positionnant comme pivot, le PNLVBG contribue à renforcer la synergie entre le PNSME, le PNLS et les autorités sanitaires locales, tout en mettant les survivantes au centre de l’action.
La mission visait principalement à garantir une prise en charge des survivantes de VBG conforme aux protocoles nationaux. De manière spécifique, il s’agissait de :
- Accompagner les prestataires dans l’utilisation des outils de gestion des cas ;
- Vérifier la disponibilité et l’application des documents normatifs nationaux ;
- Coacher les prestataires sur des thématiques spécifiques liées aux VBG ;
- Renforcer la coordination locale à travers des échanges avec les plateformes VBG ;
- Identifier les points forts et les défis dans la prise en charge, et proposer des solutions adaptées.
À l’issue de la mission, les équipes attendent :
- Une meilleure appropriation des outils de gestion des cas de VBG ;
- Une prise en charge harmonisée et conforme aux directives nationales ;
- Une coordination renforcée avec les plateformes locales VBG ;
- Des recommandations claires pour surmonter les obstacles rencontrés.
La mission s’est déroulée du 29 juillet au 1er août 2025 et a couvert plusieurs districts sanitaires prioritaires, dont San-Pedro, Daloa, Bangolo, Issia, Duékoué, Zouan-Hounien, Bouaflé, Bondoukou, Danané (Tonpki) et Tanda.
À travers cette mission de supervision et de coaching, le PNLVBG confirme son rôle stratégique dans la lutte contre les violences basées sur le genre en Côte d’Ivoire. En soutenant la mise en œuvre des protocoles nationaux, en renforçant les capacités des prestataires de santé et en consolidant la coordination locale, il contribue à offrir aux survivantes une prise en charge holistique, respectueuse et de qualité.
Cette action conjointe avec le MSHP-CMU, le PNSME, le PNLS et le soutien de CDC/PEPFAR, marque une avancée significative dans la réponse nationale aux VBG et à la réduction de la vulnérabilité au VIH/sida.







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