En Côte d’Ivoire, bien que des progrès aient été enregistrés dans la lutte contre les mariages précoces avec une baisse du taux de prévalence de 32 % à 23 % selon l’enquête SIGI 2021/2022. La pratique demeure préoccupante dans certaines régions du pays, notamment à l’Ouest (58 %), au Sud-Ouest (53 %) et au Nord-Ouest (52 %), d’après les données de l’UNICEF (2016).
Face à cette réalité, des mesures juridiques ont été adoptées, à l’instar de la loi n° 98-756 du 23 décembre 1998 réprimant les unions précoces et forcées, intégrée au Code pénal de 2019. De plus, 94 plateformes de lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) ont été mises en place à travers le pays pour assurer prévention et prise en charge des survivants.
Un plan national de lutte contre les mariages précoces, élaboré en 2013, a permis de poser les bases d’actions coordonnées sur le terrain. Cependant, pour renforcer l’efficacité des interventions, une révision de ce plan s’imposait. C’est dans ce cadre qu’un consultant a été recruté afin de proposer un Plan Accéléré de Lutte contre le Mariage des Enfants (PALME), fruit d’une analyse approfondie de la situation actuelle.
Le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE), avec l’appui technique et financier du CDC/PEPFAR, a organisé un atelier de validation du PALME du 05 au 07 mai 2025 à l’Hôtel Le Rocher, Yamoussoukro avec pour objectif:
- Valider le document du PALME afin de renforcer la lutte contre les mariages d’enfants en Côte d’Ivoire.
- Revoir le draft du document, intégrer les contributions des parties prenantes, valider officiellement le plan, et identifier les prochaines étapes pour une appropriation nationale.
L’atelier a réuni les représentants des ministères sectoriels, les ONG partenaires, le système des Nations Unies, les consultants, le staff du Programme National de Lutte contre les VBG (PNLVBG) et une équipe du PN-OEV.





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